Le Yi Jing Noir, un enseignement Tchan à visée libératrice par l’expérience personnelle

A découvrir sur L’Encyclopédie du Yi Jing, site précieux aux multiples ressources sur le Yi King mises à notre disposition par Alain Leroy (que je salue et remercie bien au passage) : le Xuë Wu ou Yi Jing Noir, un texte étonnant, relié au Tch’an (version chinoise du bouddhisme, teintée de taoïsme, aux origines du zen japonais), difficile à définir, délicieusement dérangeant, à la fois méthode d’introspection personnelle et support de méditation, limpide comme une eau claire et mystérieux comme un kōan.

Bien que distincte du Yi King classique tel que nous le connaissons à travers les textes, cette pratique d’auto-questionnement est comme une mise en application directe du Yi King en tant qu’outil susceptible d’amener la pensée à effectuer un saut vers un ailleurs ou un autrement, ouvrant la voie à des régions inexplorées de notre esprit, voire à des états de plus grande conscience.

Mise en bouche :

« Cet enseignement Tchan à visée libératrice par l’expérience personnelle (…)  intègre deux voies, l’une usant de la réflexion, l’autre de pratiques ou d’exercices dont certains tirent avec certitude leur origine dans le Taoïsme chinois qui est intégré à cet enseignement non dogmatique.

En tant que méthode reliée au Yijing, elle présente la particularité de se dégager totalement du texte du Yijing actuellement connu et utilisé mondialement sous diverses variantes approchantes.

Ce Yijing noir fait donc partie des usages du Yijing sans texte, ou avec texte autre que le document traditionnel actuel. Il n’envisage pas une consultation de forme oraculaire « ou tirage », ni ne permet de poser une question pour en saisir l’ambiance visible et invisible.

Les versions du Yijing de cette catégorie sont assez nombreuses et moins connues. Elles se trouvent totalement soumises à une transmission directe entre usagers. Elles ont une nature extrêmement expérimentale. En effet on ne peut aller chez son libraire pour acheter un Yijing noir. Quant à en avoir un usage approfondi, il est requis de suivre l’enseignement Tchan pour entrer dans son ambiance spécifique. Dans ce cadre elle respecte « l’idée » de la tradition classique, se relie au nombre 64 sous la forme de 64 propositions. Son nom chinois Xuë Wu. »

Et un exemple de proposition :

« 5 -Tous s’affolaient, sauf vous. L’incapacité d’agir, dictée par le désarroi n’était pour rien dans votre attitude. Peut-être, par la suite, l’avez-vous fait remarquer ? »

Sensible au Tch’an, j’ai découvert le Yi Jing Noir avec enthousiasme. Je trouve le texte extrêmement puissant. Il provoque vraiment en soi quelque chose de spécial, comme un tremblement dans la pensée consciente, qui semble devenir plus sensible – comme si les limites entre les différentes strates de conscience devenaient plus floues, nous rendant plus perméable à la profondeur de notre être, ou tout simplement au présent – encore que je ne sache pas vraiment de quoi je parle en écrivant ces mots, qui constituent pourtant la traduction verbale la plus proche de mon ressenti, au moment où j’écris ces lignes.

Pour lire la totalité du texte et les explications sur la pratique du Yi Jing Noir, c’est par là.

Share Button

2 réflexions au sujet de « Le Yi Jing Noir, un enseignement Tchan à visée libératrice par l’expérience personnelle »

    1. Mlle Yi King Auteur de l’article

      Il vous suffit de suivre le lien – pour découvrir l’enseignement.
      Je vous souhaite de tout cœur de trouver ce calme intérieur – puisqu’il est intérieur, il ne peut venir que de soi.
      Cordialement.

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *