Hexagrammes 48, 49, 50 : comment passer de l’eau au feu ?

J’aborde depuis un certain temps les hexagrammes par triolets (trois pas trois, dans leur ordre de succession) lorsque je cherche à saisir le sens d’un hexagramme et de ses transformations.

Performance danse et vidéo, dialectique eau-feuCette dernière année, je me suis intéressée de près au triolet des hexagrammes 48, 49 et 50, parallèlement à une réflexion sur la problématique énergétique de la dialectique entre l’eau et le feu. Le référentiel est ici évidemment celui de la psycho-énergétique chinoise, dont le Yi King constitue le socle modélisé de base. Sans entrer dans des détails ésotériques (qui ne m’intéressent pas trop) ou alchimiques (dont le sens m’échappe à partir d’un certain point et c’est sans doute très bien ainsi), certaines relations de sens me sont apparues peu à peu (puis tout à coup), évidentes.

Parallèlement aussi, cette même année, en essayant de définir et d’expliquer ce qu’est la pensée analogique qui permet d’appréhender la pensée chinoise de manière naturelle, j’en suis venue à supposer une différenciation ternaire entre la comparaison (qui procède en observant les similitudes de forme), la métaphore (qui porte sur le symbole) et l’analogie (sur le sens).

Je partage ici cette vision essentiellement intuitive en insistant sur le fait que la majeure partie de cette proposition provient d’une extraction personnelle, tentative de lecture énergétique du Yi King détachée autant que possible des textes. « Les mots servent à exprimer les idées, écrit Tchouang Tseu. Quand l’idée est saisie, oubliez les mots. »

Ce qui suit, donc, n’engage que moi – c’est pour ça que je dis « je », même si le Yi King et la connaissance ou l’intuition que l’on peut en avoir, sans doute, appartiennent à tout le monde et n’appartiennent à personne – c’est pour ça que je partage ceci, sans prétendre affirmer quoi que ce soit.

Hexagrammes 48, 49, 50 : comment passer de l'eau au feu ?

Notons que l’hexagramme 50 marque la fin d’un premier cycle du Yi King quant à la structure générale du livre : la manifestation a réellement commencé avec La Difficulté initiale (hexagramme 3), première tentative de « faire » quelque chose à partir du tout-Yin (hexagramme 2) et du tout-Yang (hexagramme 3) qui essaient de se mélanger. Elle atteint ici un point où il est nécessaire (?) de passer à quelque chose de vraiment nouveau, qui peut faire peur ou surprendre : l’hexagramme suivant est le 51, l’Eveilleur, l’ébranlement qui pourrait permettre le passage à un cycle neuf.

Tout cela, bien sûr, n’a peut-être aucun sens. J’aime bien citer Alice dans son Pays des merveilles : « Si le monde n’a aucun sens, qui nous empêche de lui en inventer un ? ».

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