La signification des traits (première partie)

Je partage ici, à toutes fins utiles, ce que j’ai répondu à une personne qui me demandait récemment quelle était la signification des différents traits dans la structure de l’hexagramme. Je trouve plus simple et surtout plus juste d’aborder ce sujet à l’oral, parce que cela permet d’éviter un certain manichéisme (ou une simplification excessive) dans la manière de présenter les choses.

En gros et en bref, on peut toutefois dire que :

Il y a plusieurs grilles de lecture possibles pour la signification des traits. Celle à laquelle il est le plus couramment fait référence dit que :
– le premier trait correspond à l’entrée dans la situation (on n’y est pas encore tout à fait) ;
– 2e = le Préfet (i fait appliquer les décisions du souverain dans les provinces > action concrète et discrète) ;
– 3e = le passage (souvent, LA difficulté à résoudre) ;
– 4e = le Ministre (il est en lien direct avec le Souverain, qui le commande) ;
– 5e = le Souverain (place de la  maîtrise de la situation, de la décision) ;
– 6e = sortie de la situation (on n’y est plus vraiment).

Et comme les traits 1 et 6 ne sont pas tout à fait dans la situation, c’est avec les 4 traits centraux que se construit l’hexagramme « nucléaire », qui donne la quintessence de la situation. Voilà pour l’essentiel d’une grille de base qui permet d’entrer dans la lecture énergétique des transformations des hexagrammes.

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3 commentaires sur “La signification des traits (première partie)”

  1. Bonjour,
    Je suis d’accord avec vous, mais le 1er trait n’entre pas toujours dans la situation (voir H13 et H24 par exemple)le 2ème trait n’execute pas toujours les ordres du souverain, (voir H62 par exemple)le 3ème n’est pas toujours dans les difficultés (voir H15 par exemple)le 4ème n’est pas toujours relié au 5ème (voir H1 et H2 par exemple) le 5ème n’est pas toujours le décisionnaire (voir H07 par exemple) et le 6ème ne veut pas toujours quitter la situation (voir H24 par exemple). Quand au nucléaire (noyau ou coeur palpitant) il contient les racines de la situation, mais il n’est jamais utilisé à 100% dans les ouvrages d’interprétations et à fortiori par ceux qui l’utilisent.
    Cordialement
    Jacques Warin auteur d’ouvrages sur le Yi king

    1. Bonjour M. Warin et merci de faire ici l’honneur de vos commentaires,
      En effet il n’y a là-dedans rien de systématique. Ce résumé basique et simplifié vise à répondre à une demande qui m’a été adressée à plusieurs reprises par des personnes ayant peu utilisé le Yi King et cherchant des moyens d’y entrer. A chacun ensuite de creuser plus profondément du côté où il lui semble personnellement avoir à puiser.
      J’utilise pour ma part des ouvrages divers (dont votre Tao du Yi King) lorsque je veux m’appuyer sur les textes, et j’essaie depuis plusieurs années de développer une lecture énergétique intuitive des hexagrammes et des situations, libérée du poids des savoir et des traditions, favorisant l’expression de l’intuition et de la créativité individuelles. La notion de créativité étant totalement absente de la pensée traditionnelle chinoise, je suis bien consciente que mon propos peut paraître aussi insensé qu’ambitieux.
      Aussi n’ai-je pas la prétention de me poser en spécialiste (des textes) du Yi King, que je ne peux de toute façon aborder qu’au travers de l’interprétation des autres, n’étant pas moi-même sinologue. Mais le Yin Yang, comme la respiration, nous concerne tous. Au-delà des théories, il y a l’expérience, en résonance avec les mouvements de l’âme (bien sûr il faudrait ici aussi s’entendre sur les termes), et celle-ci nous concerne tous.
      Cordialement.

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